A QUEL ÂGE FAUT-IL CONSULTER ?

FAQ : Quelles sont les questions fréquentes sur l’âge de consultation d’un orthodontiste ?

  • A quel âge consulter ?
  • Est-ce trop tôt pour consulter un orthodontiste ?
  • Mon enfant a 6 ans, est-ce déjà utile ?
  • Faut-il attendre que toutes les dents définitives soient sorties ?
  • Y a-t-il un âge idéal pour un premier bilan orthodontique ?
  • Quels signes doivent m’alerter ?
  • Les dents de mon enfant sont-elles trop espacées ou trop serrées ?
  • Il a une mâchoire qui semble décalée, est-ce normal ?
  • Il respire par la bouche ou ronfle la nuit, cela peut-il être lié ?
  • Il a du mal à mastiquer ou à prononcer certains sons, dois-je m’inquiéter ?
  • Une dent de lait ne tombe pas, est-ce un problème ?
  • Même si je ne vois rien d’anormal, est-ce utile de consulter ?
  • Peut-on détecter des problèmes invisibles à l’œil nu ?
  • Un simple contrôle peut-il suffire sans traitement ?
  • Mon enfant suce encore son pouce, dois-je consulter ?
  • L’usage prolongé de la tétine peut-il causer des problèmes dentaires ?
Nos réponses à vos questions :

Quand consulter un orthodontiste ?

Pour la plupart des enfants, le meilleur moment est celui où les incisives temporaires commencent à tomber (vers 6 ou 7 ans). Le repère pour les parents est souvent l’entrée au CP mais un premier bilan peut être recommandé dès 3 ou 4 ans.

Les traitements sont efficaces à tout âge, y compris pour les adultes.

A quel âge commencer le traitement ?

L’âge pour débuter une orthodontie varie selon le type de problème ou de malocclusion. De plus, certains facteurs peuvent aggraver cette malocclusion.

Les facteurs qui peuvent aggraver la malocclusion sont par exemple :

  1. La respiration buccale, la succion du pouce ou de la tétine,
  2. L’interposition linguale ou labiale,
  3. La perte prématurée d’une dent ou au contraire la présence d’une dent surnuméraire.

Par exemple, la respiration buccale peut aggraver une malocclusion et compliquer la future correction. Il est donc important d’intercepter les facteurs qui peuvent aggraver la malocclusion dès que possible.

C’est pourquoi, parfois, nous proposons une première visite dès le plus jeune âge, vers 3 ou 4 ans.

A cet âge, l’orthodontiste pourra déjà diagnostiquer la malocclusion et discuter avec les parents du meilleur âge pour intervenir. C’est ce qu’on appelle l’interception.

Certains problèmes doivent être corrigés avant l’éruption des dents définitives. Une première phase de traitement est alors recommandée. Cette première phase aura alors un effet favorable sur le développement des mâchoires et sur l’éruption des dents définitives.

Parfois, la première phase de traitement permet d’éviter d’avoir recours à une correction à l’adolescence. Alors que dans d’autres situations, la première phase réduira définitivement la sévérité du problème.

Lorsqu’elle n‘est pas corrigée, la malocclusion deviendra plus complexe à l’adolescence. Certains problèmes risqueront d’affecter le développement des maxillaires et du massif facial et nécessiteront des extractions de dents définitives ou une parfois même, une chirurgie maxillo-faciale.

Quelles sont les corrections que l’orthodontiste peut apporter à ses plus jeunes patients ?

Certains problèmes nécessitent une correction dès le plus jeune âge afin de réduire l’ampleur de la malocclusion à l’adolescence.

Notre jeune patient peut présenter :

    1. Une constriction du maxillaire supérieur (palais étroit, dents serrées)

    Une constriction du maxillaire supérieur, souvent appelée « palais étroit », désigne un développement insuffisant de la mâchoire du haut. Ce manque d’espace peut entraîner un chevauchement des dents (dents serrées), des troubles de l’occlusion et parfois même des difficultés respiratoires. Ce type de malocclusion est fréquent chez l’enfant mais peut persister à l’âge adulte s’il n’est pas traité. Parmi les signes visibles, on note un palais haut et étroit, un encombrement dentaire, et parfois un décalage entre les mâchoires supérieure et inférieure. Le traitement repose généralement sur une expansion du palais à l’aide d’un appareil spécifique. Cette correction permet de redonner de l’espace aux dents, d’optimiser la respiration nasale, et d’améliorer l’équilibre du visage. Plus elle est réalisée tôt, plus les résultats sont efficaces et stables. Un diagnostic précoce par un orthodontiste permet de limiter les complications à long terme.

    L’appareil d’expansion palatine est le traitement recommandé dans ce cas précis.

      constriction du maxillaire supérieur
      articulé croisé antérieur
      1. Un articulé croisé antérieur, par exemple, une incisive supérieure qui fait éruption derrière une incisive inférieure

      Un articulé croisé antérieur correspond à un mauvais positionnement des dents de devant, où une ou plusieurs incisives supérieures ferment derrière les incisives inférieures, au lieu de les recouvrir légèrement comme dans une occlusion normale. Cette anomalie peut être d’origine dentaire (mauvais axe d’éruption) ou squelettique (défaut de croissance du maxillaire supérieur ou proéminence de la mandibule). Elle peut entraîner des défauts esthétiques, une usure prématurée des dents, des déséquilibres fonctionnels (mastication, phonation) voire des troubles articulaires à long terme. L’identification précoce est essentielle, car une correction interceptive pendant la croissance permet de guider la croissance osseuse et rétablir une occlusion harmonieuse. Le traitement peut inclure des appareils d’expansion ou des systèmes multi-attaches selon les cas. Une prise en charge précoce permet souvent d’éviter des interventions plus lourdes à l’âge adulte.

        1. Un articulé croisé postérieur

        Il est fréquemment en lien avec la constriction du maxillaire supérieur. On observe que les dents de la mâchoire supérieure ne recouvrent plus celle de la mâchoire inférieure.

        Le plus souvent, il affecte un côté de la mâchoire, on dit qu’il est unilatéral, mais il peut aussi affecter les deux côtés : il est alors symétrique et bilatéral.

        Il est important de traiter ces malocclusions au stade orthopédique de la croissance du patient car cela se corrige très bien, sans douleur et assez rapidement (un semestre en moyenne) et surtout, à l’adolescence, cela sera beaucoup plus long et complexe à corriger et moins stable.

        En agissant précocement (Interception), la croissance se remet dans les bons rails et l’enfant poursuivra sa croissance de façon plus harmonieuse.

        Si nous laissons l’anomalie ou la malocclusion s’installer, cela deviendra plus difficile à corriger, plus long et plus enclin à récidiver.

          articulé croisé postérieur
          béance antérieure
            1. Une béance antérieure,

            Elle se traduit par l’absence de contact entre les incisives lorsque les dents du fond se touchent. Ce problème occasionne donc des difficultés de mastication. Certains aliments ne peuvent pas être coupés par les incisives. De plus, l’aspect phonétique est altéré. Plusieurs sons sont produits en utilisant les incisives. La position de la langue au repos et lors de la déglutition ne peut pas être adéquate. L’enfant ne peut donc pas acquérir une déglutition normale et une cascade de dysfonctions s’installe.

            Il est alors important d’identifier la cause de la béance antérieure afin de réharmoniser la croissance. La succion du pouce par exemple, d’un doigt ou d’un objet empêche la bonne position des incisives. Une respiration buccale demeure aussi un facteur qui influence négativement le développement des mâchoires

            Très souvent, un bilan orthophonique sera proposé en parallèle du traitement orthopédique.

                  1. Une relation de Classe 2 sévère,

                  Cette malocclusion occasionne un écart important entre la mâchoire supérieure et inférieure. Un écart important entre les incisives supérieures et inférieures peut se traduire par une distance de 10mm ou plus ! Cela gênera notre jeune patient non seulement d’un point de vue esthétique (les dents du haut apparaissent très en avant) mais aussi fonctionnel car l’enfant aura du mal à prononcer certains mots et à mastiquer correctement.

                  En cas de Classe 2 importante, le patient à beaucoup plus de risques de se fracturer les incisives en cas de chute.

                  Cela nécessite une prise en charge rapide de notre jeune patient avec par exemple la mise en place d’un PUL (Propulseur Universel Light).

                    relation de Classe 2
                    relation de Classe 3
                          1. Une relation de Classe 3,

                          Elle se traduit par un maxillaire supérieur plus reculé et/ou une mandibule avancée. Il faut demeurer attentif au développement, la relation de classe 3 s’accentue en grandissant. Elle peut même évoluer au-delà de la période active de croissance. La mandibule peut se développer jusqu’à l’âge de 25 ans principalement chez les hommes. Une consultation vers l’âge de 7 ans est donc définitivement recommandée afin de pouvoir l’intercepter. La correction d’une malocclusion de Classe 3 à l’adolescence demeure très complexe. Parfois, une chirurgie maxillo-faciale devient nécessaire au-delà de la période active de croissance.

                          La correction en jeune âge représente une correction définitivement plus simple et rapide. La correction s’effectue principalement par de l’expansion palatine ou la mise en place d’un PUL.

                          Une correction chez nos tous jeunes patients est essentielle quand elle est interceptée. Cette correction se nomme 1ère phase de traitement. Selon l’origine du problème, la 1ère phase de traitement est parfois suffisante et ne nécessite pas d’autres traitements à l’adolescence. Par exemple, une expansion palatine offrira plus d’espace lorsque les dents feront éruption. Ainsi, les dents peuvent faire éruption sans avoir besoin d’être alignées.

                          Donc, les bienfaits de la 1ère phase sont plus importants lorsque celle-ci est réalisée au jeune âge. Une première consultation à l’âge de 5 ans permettra de détecter les problèmes à intercepter. Dans d’autres cas, certaines malocclusions nécessitent une 2e phase de traitement. Celle-ci s’effectuera vers l’âge de 11 ou 12 ans, durant la période active du développement et en présence de la majorité des dents permanentes en bouche.

                              Une grande partie des traitements orthodontiques commence à partir de 11 ans mais il est judicieux que les parents consultent régulièrement l’orthodontiste quand leur enfant commence à perdre ses dents temporaires ou même avant si vous remarquez quelque chose ou si votre dentiste traitant vous le signale.

                              Mais il faut savoir que les adultes peuvent également profiter d’un traitement qui n’aurait pas été effectué plus tôt. L’orthodontie est pratiquement possible à tout âge.

                                  Appelez-nous et prenez rendez-vous dès aujourd’hui pour une première consultation !
                                  Pour prendre rendez-vous en ligne directement, remplissez ce formulaire et nous reviendrons vers vous au plus vite.
                                  Vous pouvez également contacter par téléphone directement Anissa ou Nathalie au 03 20 34 56 86.